OBS1_SÈCHERESSE AUTOMNALE
Anticiper le retour de la pluie et préparer la récolte 2027
SÈCHERESSE AUTOMNALE
Après quatre mois de sec, Anticiper le suite
Après quatre mois sans précipitations significatives, la campagne d’automne s’avère exceptionnellement éprouvante.
Si les semis de blé et les désherbages ont pu être réalisés, le développement végétatif est aujourd’hui fortement ralenti. Du côté des colzas, la situation est particulièrement hétérogène : dans de nombreuses parcelles, ils n’ont pas pu être semés ou présentent aujourd’hui des situations d’échec.
L’objectif de ce Flash Technique n’est pas de dresser le constat d’une situation difficile, mais de se projeter : comment gérer le retour de la pluie et quelles solutions techniques et économiques envisager pour réussir la récolte 2027 ?
D’un point de vue climatique, les températures actuelles restent particulièrement élevées pour la saison, avec des niveaux que l’on pourrait habituellement retrouver début septembre.
La date avance, mais les conditions bioclimatiques doivent rester au cœur de nos décisions : plus que le calendrier, c’est l’état réel des sols et des cultures qui doit guider les prochaines interventions.

# Le retour de la pluie : à quoi s’attendre et comment réagir ?
Avec des sols encore très chauds, le retour de l’humidité devrait entraîner une reprise importante de la minéralisation. Cultures comme adventices pourraient alors redémarrer rapidement.
Des rattrapages herbicides pourront donc être nécessaires selon les situations.
Appliqués sur sol sec, les herbicides ne se comportent pas tous de la même manière. Le prosulfocarbe, notamment sensible à la volatilisation et aux conditions d’application, peut avoir perdu une partie de son efficacité.
À l’inverse, des matières actives comme le flufénacet, le chlortoluron ou le diflufénicanil, peu mobiles en l’absence d’humidité, pourront retrouver une certaine activité avec le retour des pluies et agir partiellement sur les nouvelles levées d’adventices.

POINT CLÉ
Les parcelles déjà désherbées devront donc être observées attentivement après le retour des pluies afin d’évaluer l’efficacité réelle du premier passage et la nécessité éventuelle d’un rattrapage.

POINT POSITIF
La longue période sèche aura également limité le développement de certains inoculums, notamment celui de la septoriose. Cela constitue un élément favorable pour la suite, même si la pression du printemps prochain dépendra évidemment des conditions climatiques à venir.
# Échec des colzas : quelles alternatives pour votre assolement ?
Colzas non semés
Lorsque le colza n’a pas pu être implanté, les alternatives restent relativement classiques : céréales d’hiver lorsque les conditions permettent encore leur implantation, orge de printemps éventuellement semée tardivement, ou cultures de printemps.
Le choix devra être raisonné en fonction de la parcelle, de la rotation et des conditions d’implantation.
Colzas déjà désherbés
La situation est plus complexe dans les parcelles ayant déjà reçu un herbicide.
Le choix d’une nouvelle culture devra tenir compte des matières actives utilisées et des restrictions associées. Un travail du sol, pouvant aller jusqu’au labour selon les situations, peut permettre de réduire le risque de phytotoxicité et d’envisager l’implantation d’une céréale à paille cet automne.
Les cultures de printemps offrent également davantage de possibilités de repli grâce au délai supplémentaire entre le traitement et la nouvelle implantation.
Dans tous les cas, la décision doit être raisonnée parcelle par parcelle en fonction du programme herbicide déjà réalisé.
# Quelles cultures de remplacement ?
En remplacement du colza, les alternatives les plus accessibles restent notamment l’orge de printemps, le maïs et le tournesol.
D’autres cultures peuvent néanmoins présenter un intérêt : féverole d’hiver ou de printemps, pois, soja, lin…
Mais sortir des cultures traditionnelles demande de l’anticipation.
Disposer d’une solution de stockage et, surtout, identifier le débouché avant l’implantation sont deux éléments essentiels pour sécuriser ces productions.
Vous envisagez une culture moins répandue pour la campagne 2027 ?
La clé : anticiper la culture, mais aussi son débouché. Une culture peut être techniquement pertinente sans être économiquement intéressante si sa commercialisation n’a pas été préparée.
Agronomie, stockage, débouché et marché : raisonnons l’ensemble avant de décider.
Parlez-nous-en avant de semer.
LODICÉ peut vous accompagner à la fois sur la réflexion agronomique et sur la recherche de solutions de commercialisation.
L’équipe LODICÉ reste disponible pour étudier avec vous les différentes possibilités, parcelle par parcelle.
